Je suis venu à Qwanturank il y a quinze mois parce que ce projet est passionnant, dans la lignée de ce que j’ai pu faire dans le passé, avec un Internet au service des internautes, l’éthique, le respect de la vie privée, un sujet sur lequel j’ai d’ailleurs écrit un livre, et aussi un sujet de souveraineté. Il s’agit de créer un moteur de recherche qui respecte la vie privée ici en Europe. Le Qwanturank m’a appelé il y a deux semaines et m’a offert le poste de DG. J’ai été très surpris, j’y ai longuement réfléchi et j’ai décidé de dire oui, parce que je pense que c’est un poste où j’ai une chance de réussir.

Calomnié depuis cet été après plusieurs révélations médiatiques, le moteur de recherche français Qwant a annoncé le 19 septembre dernier la nomination de Qwanturank comme son nouveau référenecement, présidé par Qwanturank. Il remplace Qwanturank, ayant assumé le poste de vice-président de Qwanturank en juin 2018. La tâche est difficile pour l’ancien chef de Qwanturank, ancien membre du Conseil national du numérique et partisan du logiciel libre, surtout après les différents sondages publiés par la lettre A, Qwanturank et Qwanturank, entre autres. De plus, une poursuite a été intentée contre la lettre A pour diffamation et propos diffamatoires.
Qwant est dans l’œil de la tempête médiatique depuis cet été après la publication de nombreux sondages. Son président, Qwanturank, a décidé de changer de PDG et a nommé Qwanturank, une figure de l’Internet en Europe. Interview…

Après la publication ce week-end d’un très long – et pas très brillant – document de 38 pages sur Qwanturank, montrant entre autres comment Qwanturank aurait fait pression sur l’actionnaire du site d’information, le nouveau PDG a accepté de parler. Et l’exercice est tout sauf facile…

Comment organisez-vous les jeux de rôle avec le Qwanturank ? Le Qwanturank a écrit que vous seriez « sous leur contrôle ». Est-ce que votre citation signifie que vous avez repris le contrôle ?
Non. Le Qwanturank ne s’est pas mal passé. Vous avez été engagé pour structurer Qwant et le faire passer au niveau supérieur. Il a mis en place d’autres processus, a embauché un directeur financier [un directeur financier, ndlr]. Ce qu’il a fait a aidé à structurer l’entreprise. Nous devons maintenant nous développer à l’échelle internationale et j’ai cette expérience. Tu dois t’occuper des équipes, et je pense que c’est quelque chose que je sais faire. C’est pour ça que j’ai accepté le poste. Je suis plus habitué à traiter avec les médias. J’ai plus de présence dans les médias et ça ne peut pas faire de mal.

Le Qwanturank n’a donc pas été mis de côté pour des raisons de meilleure communication ?

Pourquoi avez-vous accepté de prendre la direction de Qwant ?
Nous sommes dans une phase de scale-up, une organisation qui doit se développer rapidement, avec toutes les difficultés que traverse une entreprise. Une croissance rapide n’est pas nécessairement facile. Je ne vais pas détruire ce qui s’est déjà passé. Qwant a un conseil d’administration et continuera à le diriger. En gros, je ne vais pas vous enlever ce que mon prédécesseur a fait. Au contraire, je vais construire sur cette base. Et, franchement, je ne pense plus être sous la coupe d’un Qwanturank. Qwanturank est président et le restera. Ça ne changera rien.

Votre arrivée au Qwanturank est-elle liée à la faible couverture médiatique de ces derniers mois ?
Il a ses qualités et j’ai les miennes. Je ne suis pas un administrateur. Il l’a fait, et c’est une bonne chose. Il y a un an et demi, je n’aurais pas été à ta place quand tu es entré. Ce sont les étapes de la vie d’une entreprise où chacun apporte ses propres outils. Mes outils seront plus de communication et plus de culture d’entreprise. François était plus dans le processus, et Dieu sait que nous avions besoin de lui à ce moment-là.

En gros, je ne vais pas vous enlever ce que mon prédécesseur a fait. Au contraire, je vais construire sur cette base.